Novea industrialise le métier de coursier

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Ca roule pour Novea. La société de course et de transport express basée à Nanterre (Hauts-de-Seine) a été l’une des premières à industrialiser le métier de coursier, traditionellement exercé par des indépendants ou de petites structures, en lui appliquant les recettes informatiques du transport express.

Cette avance technologique et organisationnelle n’a pas empêché l’entreprise d’être durement frappée par la crise, dont les effets ont été amplifiés par le développement des échanges électroniques. Mais cette avance lui a sans doute permis d’encaisser le choc, non sans avoir à réduire la voilure. « Nous employons aujourd’hui 120 salariés à Nanterre, auxquels il convient d’ajouter les 85 de nos filiales de Strasbourg, Mulhouse, Nancy et Montpellier », explique Mickaël Macé, président de Novea.

Rien qu’à Paris et en proche banlieue, l’entreprise peut aligner 25 à 30 coursiers à vélo, 35 à moto et 45 chauffeurs en camionnettes, dont 6 avec des véhicules électriques. Depuis dix-huit mois, son exploitation, entièrement informatisée, lui permet d’organiser automatiquement les rendez-vous et les relais entre ses opérateurs nécessaires pour optimiser l’utilisation de ses différents moyens.

La Société Générale, l’un de ses tout premiers clients historiques, et qui pèse environ 10 % de son chiffre d’affaires, a suivi cette évolution. La banque a compris le recentrage de Novea sur la course et sa quasi-sortie du métier des tournées régulières, où les coursiers passent à heures fixes, dont les marges sont quasi inexistantes. S’appuyant sur les liens tissés par les deux entreprises, dont les systèmes informatiques sont connectés, elle continue aussi à promouvoir Novea, en interne, auprès de ses entités et filiales qui n’utilisent pas encore ses services.

« Nous allons continuer à faire évoluer conjointement notre système informatique pour y intégrer de nouvelles fonctionnalités dont ils peuvent avoir besoin », explique Mikaël Macé. Pour autant, il va continuer à diversifier son activité pour pallier la baisse de la demande de transport urgent de documents en appliquant son savoir-faire à d’autres secteurs comme ceux de la santé, ou de la livraison à forte valeur ajoutée.

Novea va avoir bouclé 2012 sur près de 8 millions d’euros de chiffre d’affaires auxquels s’ajoutent 2,6 millions au titre de ses filiales.

Dominique Malécot

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